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juin 2006

La Roumanie retirera-t-elle ses troupes d’Irak ?


Un retrait total des troupes roumaines des théâtres d’opérations n’aura pas lieu, affirme le président Traian Basescu

Bucarest, 30 juin /Rompres/ - Le président de Roumanie, Traian Basescu, a déclaré dans la soirée du jeudi, 29 juin, dans une émission de la TVR, qu’un retrait total des troupes roumaines des théâtres d’opérations n’aurait pas lieu parce que dans la politique extérieure il faut qu’il y ait de l’honneur.

’’L’honneur est une chose que l’on paie parfois, mais que l’on est obligé de défendre. Il faut qu’il y ait de la prévisibilité, du sérieux’’, a dit le chef de l’Etat roumain.

Dans son optique, un plan pour le retrait des troupes roumaines d’Irak ne saurait être mis sur le tapis qu’en accord avec les alliés de la Roumanie. Traian Basescu a expliqué dans le contexte que c’est en cela que résidait aussi le grand problème de l’annonce faite jeudi matin, à l’issue d’une réunion de la direction du Parti national libéral, par le président de cette formation, le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu.

Le président Basescu a précisé qu’après l’annonce faite par le chef de l’Exécutif, il avait discuté pendant quatre heures avec les chancelleries d’Europe et d’outre Océan afin d’éclaircir le fait qu’il s’agissait d’une proposition seulement et non pas d’une décision prise.

’’Ils n’ont pas compris. Si un homme politique quelconque avait fait cette déclaration, personne n’aurait été en alerte, mais étant faite par le Premier ministre et par le ministre de la Défense une confusion immense est apparue (...) Le problème a été à la hauteur de la fonction de laquelle l’annonce a été faite (...), a affirmé le chef de l’Etat.

Il a précisé que les coups de téléphone donnés aux Occidentaux avaient été réciproques, lui-même ayant appelé certaines chancelleries et étant appelé par certaines autres sur ce problème.

Traian Basescu a relevé que l’approche américaine de ce problème avait été celle que la Roumanie est un Etat souverain, elle fait ce qu’elle décide, la partie américaine se disant néanmoins surprise du fait de ne pas en avoir été annoncée.

Dans l’optique du président Basescu, l’annonce faite par les leaders PNL a été une approche non inspirée du problème.

Le président PNL, le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, a annoncé jeudi, à l’issue d’une réunion extraordinaire du Bureau permanent central de la formation, qu’il mandatait le ministre de la Défense nationale, Teodor Atanasiu, de proposer au Conseil suprême de défense du pays (CSAT) le retrait des troupes roumaines d’Irak.

Nous avons une politique étrangère constante et nous souhaitons la maintenir ainsi, affirmé le ministre des AE, Mihai-Razvan Ungureanu

Bucarest, 30 juin/Rompres/ - Toute proposition qui vise des décisions stratégiques de politique étrangère relatives aux engagements internationaux de la Roumanie ne saurait être avancée en absence d’une consultation préalable de toutes les instititons à pouvoir décisionnel à cet égard, a averti le jeudi 29 juin le ministre roumain des Affaires étrangères, Mihai-Razvan Ungureanu, à une conférence de presse au sujet de la proposition libérale de retrait des troupes roumaines d’Irak.

Il a rappelé que la Roumanie s’était attachée à promouvoir une politique étrangère crédible, ferme, à valeur sûre et qui n’avait jamais nié les décisions prises par l’exécutif, ajoutant que cette politique témoignait d’une grande "constance".

" La présence des troupes roumaines en Irak reflète un engagement international ferme de la Roumanie pour le soutien du processus de démocratisation, stabilisation politique et reconstruction institutionnelle en Irak", a dit le ministre Ungureanu.

Il a relevé que la promotion de la sécurité, de la coopération, des standards démocratiques et du respect des droits et des libertés fondamentales de l’homme ne se faisait pas seulement d’une manière déclarative, mais aussi par des instruments et mécanismes communs de politique étrangère dont la présence militaire internationale.

"C’est un élément constant de la politique étrangère roumaine. Je dis cela pour faire comprendre que la politique roumaine n’est pas une "politique d’île", mais c’est une politique étrangère de collaboration entre les États, entre les acteurs politiques qui se considèrent comme réciproquement honnêtes", a affirmé Ungureanu.

Il a averti à cet égard qu’une proposition telle celle de retrait des troupes roumaines d’Irak devait se fonder sur une évaluation "pargmatique" et "honnête" de toutes les possibles conséquences sur la crédibilité de la Roumanie et sur le rôle international du pays.

"Les décisions, de tout type, fondées sur la loi, doivent être précédées par des consultations avec nos partenaires. C’est un geste de politesse, un reflexe authentique de normalité et de civilité dans les relations inernationales", a dit le chef de la diplomatie roumaine, précisant à la fois que le débat national d’un sujet de politique étrangère était un signe de santé démocratique.

Ungureanu a insisté aussi sur le devoir des institutions de l’État romain se se conduire, vis-à-vis de tels sujets, de façon "équilibrée", "mûre" et "laissant de côté les disputes politiques internes". "La politique étrangère de la Roumanie est une politique située au-dessus des partis et nous estimons que c’est ainsi que l’intérêt national est protégé", a ajouté le chef de la diplomatie roumaine.

Il a souligné dans ce contexte que le devoir d’un ministre des AE était de respecter l’intérêt national en dehors de toute tentation populiste.

"J’aurais préféré que le ministère des AE soit sollicité à évaluer les implications directes sur la crédibilité de notre pays avant la discussion sur une décision visant la présence roumaine en Irak", a dit Ungureanu, ajoutant que la politique étrangère roumaine était et devait être de nature consensuelle.

"C’est ce qui l’a maintenue au-dessus des eaux agitées de la politique interne et qui l’a rendue solide et constante. J’espère parler désormais aussi de la constance, de la politique étrangère d’un État qui sait ce qu’un engagement international signifie", a relevé le ministre des AE.

Ungureanu a également affirmé que la politique étrangère de la Roumanie avait besoin de fermeté ; c’est la raison pour laquelle il a sollicité au premier ministre Calin Popescu-Tariceanu d’avoir une réaction publique vis-à-vis de la "possible atteinte à la crédibilité de la politique étrangère roumaine".

"J’espère que cette reconfirmation, nécessaire aussi pour moi personnellement, viendra à temps, avant que le ministre des AE reconstitue sa position dans l’exécutif", a conclu le ministre Ungureanu.

Le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu a informé les ambassadeurs de Grande-Bretagne et des Etats-Unis au sujet de la proposition sur le retrait des troupes d’Irak

Bucarest, 30 juin /Rompres/ - Le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu a déclaré jeudi, 29 juin, dans une interview accordée à une chaîne de télévision, avoir informé les ambassadeurs de Grande-Bretagne et des Etats-Unis à Bucarest au sujet de la proposition sur le retrait des troupes d’Irak.

’’J’ai rencontré l’ambassadeur de Grande-Bretagne cet après-midi (n.d.l.r.) et j’ai informé l’ambassadeur américain qui était parti aujourd’hui de Bucarest. Je ne crois pas que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis aient des raisons d’en être surpris. Il s’agit d’un débat public sur un thème extrêmement important et sensible et il est normal que ce débat ait lieu. Au moment où la décision sera prise, elle leur sera communiquée’’, a dit Calin Popescu-Tariceanu.

Les accords sur la base desquels la Roumanie participe sur des théâtres d’opérations militaires étrangers prévoient des délais très clairs quant à l’annonce des décisions de retrait des troupes.

Selon le chef de l’Exécutif de Bucarest, au cas du retrait d’Irak, la décision doit être annoncée quatre mois avant.

L’ambassadeur Robin Barnett a affirmé jeudi, dans un communiqué, que la Grande-Bretagne n’avait pas été informée au sujet de la proposition du Parti national libéral (PNL) et qu’il attendait ’’des éclaircissements urgents’’ sur le problème du retrait des troupes.

L’ambassadeur des Etats-Unis à Bucarest, Nicholas Taubman, s’est déclaré surpris par l’annonce du ministre libéral de la Défense nationale, Teodor Atanasiu, tout en précisant qu’avant la formulation de la proposition du PNL, toutes les parties significatives de Roumanie ou de l’extérieur de la Roumanie n’avaient pas été consultées.

Le président PNL, le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, a annoncé jeudi, à l’issue d’une réunion extraordinaire du Bureau permanent central de la formation, qu’il mandatait le ministre de la Défense nationale, Teodor Atanasiu, de proposer au Conseil suprême de défense du pays (CSAT) le retrait des troupes roumaines d’Irak.

Le président Traian Basescu dit que la proposition de retrait des troupes roumaines d’Irak avait semé une grande confusion

Bucarest, 30 juin/Rompres/ - Le président Traian Basescu a affirmé jeudi soir, à la chaîne publique TV, que les troupes roumaines déployées en Irak n’était pas de troupes d’agression, mais d’installation de la paix, la Roumanie se trouvant dans la zone seulement sous mandat de l’Organisation des Nations unies /ONU/.

La réaction du chef de l’État suit à la proposition rendue publique jeudi matin par le président du Parti national libéral /PNL, de la coalition au pouvoir/, le premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, qui avait autorisé le ministre de la Défense nationale, Teodor Atanasiu, de proposer au Conseil suprême de Défense du Pays /CSAT/ le retrait des troupes roumaines d’Irak.

Traian Basescu a déclaré que des discussions n’avaient pas été menées dans un cadre institutionnalisé à ce sujet avec le PNL, le chef de l’État remarquant que le premier ministre avait toujours confirmé, dans ses propos publics, le maintien des troupes roumaines en Irak. Le président a précisé que, légalement, aux termes de la loi 42/2004, ce n’était pas le ministre de la Défense nationale qui proposait le retrait ou le déploiement des troupes, celui-ci étant tenu à informer le CSAT, tous les ans jusqu’au 30 juin, sur la capacité d’intervention de la Roumanie. "Il n’est point autorisé à se prononcer si on va ou non en Irak", a dit le président.

Traian Basescu a souligné la nécessité d’un débat sur le retrait des troupes roumaines, ajoutant qu’il faudrait voir les avantages et les désavantages de ce problème.

"La Roumanie n’a envoyé de troupes en Irak que lorsqu’un mandat de l’ONU a existé. Les troupes roumaines d’Irak ne sont pas de troupes d’agression", a relevé le président, ajoutant que le premier ministre et le ministre de la Défense nationale avaient semé de la confusion à ce sujet.

Le président Traian Basescu a annoncé que la Roumanie diminuera ses effectifs militaires en Irak

Bucarest, 30 juin/Rompres/ - Le président Traian Basescu a affirmé le jeudi 29 juin, à une émission télévisée, que la Roumanie diminuera les effectifs militaires déployés en Irak depuis 890 à 630 militaires.

"Une mission roumaine s’est rendue le 17 juin à Londres et on a décidé de retirer un détachement d’Irak et deux structures de Police militaire, diminuant ainsi les effectifs depuis 890 à environ 630 militaires. Cette action était prévue pour le moment du retrait des troupes italiennes et de la reprise des fonctions techniques par les Britanniques ou les Américains", a affirmé le chef de l’État roumain.

Il a ajouté que le retrait des quelque 300 militaires roumains pourrait avoir lieu en septembre-octobre prochains, la seule chose qui devait être établie étant qui assurera le côté logistique.

Traian Basescu s’est dit à cette occasion un partisan du respect des engagements assumés, dans le contexte où la Roumanie avait un partenariat avec les USA et la Grande-Bretagne, "qui nous a été assez utile pour l’admission dans l’OTAN".

Les affirmations du président Basescu suivent à l’annonce faite par le premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, président du Parti national libéral /PNL, de la coalition au pouvoir/, à l’issue d’une réunion extraordinaire du Bureau permanent central des libéraux. Celui-ci avait déclaré autoriser le ministre de la Défense nationale, Teodor Atanasiu, de proposer au Conseil suprême de Défense du Pays /CSAT/ le retrait des troupes roumaines d’Irak.

Revue de presse roumaine

Adevarul titre "La guerre du Golfe sur le front interne" un article sur l’annonce du premier ministre Calin Popescu-Tariceanu visant le retrait des troupes roumaines d’Irak, considérée comme une "fracture au plus haut niveau de décision de la politique roumaine". Le chef de l’exécutif a annonce "par une déclaration-choc" que les libéraux avaient autorisé le ministre de la Défense, Teodor Atanasiu, à proposer au Conseil suprême de Défense du Pays /CSAT/ le retrait des militaires roumains d’Irak. La réponse du président Traian Basescu ne s’est pas laissé attendre, écrit Adevarul, le chef de l’État considérant comme inacceptable le fait que le premier ministre ne s’était pas consulté avec les institutions à attributions dans ce domaine avant son annonce. "Le ministre des AE, Mihai-Razvan Ungureanu, a menacé d’une façon voilée hier soir le premier ministre Calin Popescu-Tariceanu qu’il démissionnerait si le chef du cabinet ne prenait pas publiquement position vis-à-vis de la possibilité de perte de crédibilité de la politique étrangère roumaine par l’annonce du retrait des troupes roumaines d’Irak", est-il dit dans le quotidien mentionné.

"Calin Popescu kamikadze. La proposition du retrait des troupes roumaines déclenche choc et terreur à Bucarest", titre Evenimentul Zilei, précisant que "le président, le ministre des AE et les USA n’ont pas été consultés". Le premier ministre Tariceanu a justifié sa sollicitation par le nombre croissant de militaires roumains tués ou mutilés à vie et par l’impact sur l’opinion publique. Atanasiu a informé en échange que la Grande-Bretagne en avait été informée parce que "la zone d’Irak où les Roumains déploient leur activité est la zone de responsabilité de la Grande-Bretagne et non de l’Amérique", relève Evenimentul Zilei.

Sous le titre "Les libéraux attaquent en proposant le retrait", le journal Gândul écrit que la proposition des libéraux visant le retrait des troupes roumaines d’Irak et le maintien dans les théâtres d’opérations seulement des militaires qui participent à des missions de l’ONU, de l’OTAN et de l’UE a surpris tous les partis parlementaires - à l’exception de l’Union démocratique magyare de Roumanie /UDMR, de la coalition au pouvoir/ -, le ministre des AE, Mihai-Razvan Ungureanu, ainsi que la plus grande partie des membres de la direction libérale. "Traian Basescu a qualifié l’annonce libérale de "gaffe politique majeure", de "geste irresponsable" qui mettait en discussion le protocole de l’Alliance, écrit Gândul.

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