Bucarest, 29 oct Agerpres/ - La presse bucarestoise de ce mercredi publie analyses, commentaires et informations qui se réfèrent notamment aux secteurs économique et financier. La presse se penche surtout sur la décision de l’agence de notation Sandard&Poor’s (S&P) d’abaisser la note de la Roumanie, l’évolution du marché automobile roumain en 2009, les évolutions positives de la Bourse des Valeurs de Bucarest (BVB).
’’Une guerre politique a été menée mardi, pendant la journée entière, entre les partisans des hausses salariales pour les enseignants et ceux qui sont pour le blocage de cette loi’’, écrit Ziarul Financiar.
Selon ce journal, il semble que le gouvernement n’ait pas même prévu, dans le budget d’Etat qu’il a adopté mardi, les fonds nécessaires dans ce but.
Le Premier ministre roumain Calin Popescu-Tariceanu a pour sa part estimé que les majorations salariales approuvées par le Parlement témoignaient d’’’un manque incroyable de responsabilité, d’une orientation vers les élections seulement (les élections législatives du 30 novembre prochain), vers l’objectif électoral immédiat’’, poursuit Ziarul Financiar.
’’La Roumanie politique s’efforce de confirmer le diagnostic de ’crise’ appliqué par les agences de notation et les analystes étrangers à l’économie nationale’’, considère le journal Gandul.
La presse de ce mercredi remarque que le gouvernement a reporté la majoration des salaires des enseignants, quelques heures seulement après que le Fonds Monétaire International (FMI), sans aucune liaison apparente avec la décision qui devait être prise, eut demandé un réexamen de la loi sur la hausse des salaires. Le communiqué du FMI, repris par le journal Bursa, soutient entre autres qu’’’une majoration de 50% des salaires des professeurs aura un petit impact sur le budget de la Roumanie en 2008, cependant, il augmentera à plus de 0,75% du Produit intérieur brut (PIB) du pays en 2009’’. Le FMI estime en outre que si cette majoration de 50% est étendue au niveau du secteur public dans son entier, son impact devra s’élever à plus de 4% du PIB.
Les arguments qui se trouvent à la base de la décision de l’agence Standard&Poor’s (S&P) de réviser à la baisse la note de la Roumanie, au dessous de la barre d’investment grade, sont les mêmes que dans le cas d’autres pays et les aspects positifs n’ont pas été pris en considération, soutient le ministre roumain de l’Economie et des Finances, Varujan Vosganian, cité par Ziarul Financiar.
Le vice-gouverneur de la Banque Nationale de la Roumanie (BNR), Cristian Popa, dit à son tour que la décision de l’agence S&P a été difficile à prévoir, étant donné que l’économie roumaine dans son ensemble n’est pas plus vulnérable que celles des pays comparables. A son avis, l’analyse de l’agence S&P n’a pas tenu compte de la capacité de la Roumanie d’honorer les dettes et seulement de l’impact qu’un éventuel arrêt des financements externes pourrait avoir sur son économie.
L’ancien ministre roumain des Finances, Daniel Daianu, estime pour sa part que les agences de notation ont abaissé les notes de la majeure partie des pays émergents de l’Union européenne, ce qui n’est pas surprenant, précise aussi le journal cité.
La situation de la Roumanie est similaire à celle de la Hongrie, compte tenu que le système bancaire est dominé en grande partie par des banques étrangères qui utilisent des crédits en francs suisses et en euro, note le journal Cotidianul, en citant les conclusions de Stratfor. Selon cette source, l’abaissement de la note de la Roumanie, mais aussi le fait que son industrie est contrôlée en grande partie par des compagnies qui ont commencé à diminuer leurs productions, augmentent les problèmes de ce pays.
Pour 2009, les acteurs de l’industrie automobile estiment des ventes similaires à celles d’il y a deux ans dans ce secteur, écrit Cotidianul. Selon ce journal, la crise financière, l’explosion des importations de voitures d’occasion ainsi que les conditions de plus en plus drastiques posées à l’octroi de crédits amènent les facteurs concernés à compter sur un nombre de ventes plus petit l’année prochaine. Selon les estimations de Dacia, les Roumains vont acheter en 2009 environ 300 000 automobiles neuves, en baisse de 39 000 par rapport à l’année courante et plus ou moins le même nombre qu’en 2006, quand les ventes sur le marché roumain se sont élevées à 288 052 unités.
Les grandes banques de Roumanie ont renchéri ce mois les crédits en lei (le leu est la monnaie nationale de la Roumanie, lei au pluriel) et en euro de jusqu’à 4-5%, de sorte que les intérêts nominaux sur les crédits à la consommation en lei reviennent à plus de 20% par an, note Ziarul Financiar.
Ainsi, la Banque commerciale roumaine (BCR), Raiffeisen Bank, Unicredit Tiriac ou ING ont augmenté les crédits et Volksbank prendra une décision semblable probablement avant la fin de cette semaine, ajoute le journal bucarestois.
’’L’évolution de la bourse, sans liaison avec l’abaissement de la note’’, écrit le journal Bursa, qui montre que la Bourse des Valeurs Bucarest (BVB) a clôturé sa séance de mardi en hausse, sur un marché à la volatilité très élevée.
L’indice général du marché a augmenté pendant cette séance de près de 5%, alors que les actions des compagnies du secteur énergétique ont enregistré la croissance la plus importante, soit au moins 8,64%.
La séance du 14 octobre a été la dernière quand la BVB avait clôturé en hausse.
L’activité dans l’industrie des transformations, au commerce de détail et dans le domaine des services augmentera pendant les trois derniers mois de cette année, par rapport à la période juillet-août, tandis que le secteur du bâtiment enregistrera une baisse, estiment les manageurs de plusieurs sociétés commerciales questionnés par l’Institut National des Statistiques (INS).
Le sondage de l’INS a été fait auprès des échantillons représentatifs de l’industrie des transformations, des secteurs du bâtiment, du commerce de détail et des services, annonce aussi la presse.
’’Ilie Sarbu, le NO 2 dans l’Etat pour un mois’’, titre Cotidianul en marge de l’élection du nouveau président du Sénat (chambre haute du Parlement de la Roumanie), après que Nicolae Vacaroiu eut repris la direction de la Cour des Comptes.
Le journal Gandul s’arrête sur le même sujet et note que les sénateurs ont validé, à la suite de trois tours de scrutin, Ilie Sarbu à la tête du Sénat.
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