novembre 2005

Fin de l’accord Roumanie - FMI

Calin Popescu Tariceanu

Le premier ministre Calin Popescu Tariceanu a déclaré que la Roumanie pouvait gérer ses politiques économiques indépendamment du Fond Monétaire International, comme le font tous les pays européens. « Quinze ans de relations avec le FMI ont été nécessaires, mais la Roumanie a actuellement la capacité institutionnelle et professionnelle de gérer ses politiques économiques, comme le font tous les autres pays de l’Europe. La Roumanie était presque le seul pays européen qui avait un tel accord avec le FMI. D’ailleurs, il était prévu que cet accord prenait fin en juillet. Nous prouvons simplement que nous sommes capables de gérer nos politiques macroéconomiques dès maintenant. » a expliqué le chef du cabinet.

Le premier ministre a rappelé que la Roumanie continuerait d’être membre du FMI et qu’elle aurait droit à une révision annuelle sur la situation macroéconomique générale.

Calin Popescu Tariceanu a expliqué pourquoi la Roumanie ne pouvait plus accepter les exigences de l’accord : « Nos visions sont différentes. La Roumanie a besoin d’un fort développement, afin d’atteindre les critères de convergence avec les pays de l’Union européenne. Cela signifie un fort développement de l’infrastructure, avec des investissements soutenus dans le domaine de l’environnement, de la santé, où il faut investir le plus d’argent que possible. Le FMI, par contre, nous demande de dépenser le moins que possible, de maintenir un déficit budgétaire sous contrôle ou dans des limites très réduites. Le déficit budgétaire que nous avons prévu pour 2006 est de 0,5%, probablement le plus bas de l’Europe, mais le FMI ne le trouve pas suffisant. Il y a des divergences concernant les politiques des salaires. Le Fond suggère le blocage des salaires en 2006. Cela serait peut-être possible si nous étions dans un laboratoire économique, mais en réalité en Roumanie, où 2006 sera la sixième année consécutive de croissance économique, une telle proposition ne peut pas être acceptable, et les salaires devront croître au moins proportionnellement au taux d’inflation. De plus, nous avons pris des engagements envers notre électorat que nous devons respecter. »

[Roumanie.com]

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