octobre 2008

Roumanie : crise financiere, la Banque centrale en état d’alerte

"La banque centrale est en état d’alerte", note le quotidien Economistul en citant le gouverneur de la Banque nationale roumaine (BNR), Mugur Isarescu. "La BNR - en état d’alerte, les banquiers - optimistes", titre le journal Bursa.

"Le leu (monnaie nationale) continue à se déprécier, le taux de change atteignant 3,8 lei/euro et la bourse enregistre une nouvelle chute", écrit le journal Ziarul financiar, ajoutant qu’à partir de mardi, les banques sont obligées de transmettre chaque jour à la BNR des données sur les sources attirées depuis le marché extérieur, existant dans leur solde à la fin du jour précédent, ainsi que des informations sur les remboursements ou les retraits de lignes de financement avant l’échéance.

La BNR renforce ainsi le contrôle des transactions déroulées par les institutions de crédit locales avec les institutions de l’extérieur, afin de pouvoir surveiller la stabilité des lignes de financement accordées notamment par les banques mères dans le contexte de l’accentuation de la crise financière internationale, relève Ziarul Financiar.

Environ 90% des actifs bancaires de Roumanie sont contrôlés par des banques étrangères et les filiales locales reposent en grande mesure sur l’aide de celles-ci pour assurer les ressources de financement en devises.

"La Roumanie en état d’alerte", titre le quotidien Ziua, citant Varujan Vosganian, ministre de l’Économie et des Finances. L’officiel roumain a affirmé que "les investissements étrangers n’ont pas été affectés, la crise au niveau global rendant la Roumanie plus attrayante, les investissements étrangers s’accélérant dans notre pays où le rythme de croissance économique se maintient à un niveau élevé". "Les investissements et l’évolution des exportations sont les seules modalités par lesquelles la Roumanie peut gérer d’une façon efficace le déficit du compte courant. En 2008, le déficit du compte courant estimé est de 13,5% du PIB contre plus de 14% du PIN en 2007", selon le ministre.

Par ailleurs, le ministre Vosganian a estimé que la Roumanie a à présent une bonne politique fiscale et les crises sur les marchés mondiaux peuvent être évitées en Roumanie si le pays ne se hasarde pas à augmenter le nombre des prêts hypothécaires, par le biais des banques commerciales.

Selon le quotidien Romania Libera, "à Bucarest, personne n’a un plan de crise, bien qu’il soit plus évident que l’économie ralentira en 2009". "Malgré cela, les politiciens promettent à l’électorat des augmentations des revenus impossibles à financer. Les hommes d’affaires craignent déjà moins une crise que les effets des engagements électoraux sur une économie accablée par des frais budgétaires excessifs", selon le journal cité.

[Roumanie.com]

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