septembre 2010

Le Président de la Roumanie à propos des Roms (Tsiganes)

[photo : Agerpres]

« Politiquement, en Roumanie, nous avons fait une grosse erreur – moi aussi je le réalise maintenant – quand nous avons changé le nom de cette minorité, les "Tsiganes", pour le nom "Roms". […] En ce moment beaucoup de citoyens européens confondent : est-ce que "Roms" veut dire "Roumains", toute la population de Roumanie, c’est-à-dire 22 millions d’habitants, ou s’agit-il d’une ethnie ? » a déclaré le président roumain Traian Basescu. [Ndlr : les Roms - tziganes, tsiganes, rroms, romanichels, manouches, gitans - sont estimés en Roumanie à 2,5% de la population, selon le recensement de 2002].

Le Président a affirmé que la Roumanie a besoin du soutien européen pour traiter le problème des migrations des Tsiganes, qui en ce moment ne peuvent pas être sédentarisés et intégrés. « Pour décider de soutenir financièrement l’intégration des Roms nomades, les dirigeants ont besoin de ne pas être contestés par leurs propres concitoyens. Or, c’est une chose quand les politiciens français, allemands, britanniques, hollandais disent qu’il faut intégrer un demi million de Tsiganes, et c’en est une autre quand le contribuable pense qu’il devra intégrer 22 millions de Roumains. Roms, Roumains… ce n’est pas clair. Donc, je pense que nous avons besoin de clarifier cela. » a expliqué le Président roumain.

Traian Basescu a également estimé que la responsabilité des Roms nomades ne revient pas seulement à la Roumanie, mais également au pays dans lequel se trouvent ces Roms. « La Roumanie est entrée dans l’Union européenne avec du bon et du mauvais. Nous sommes 22 millions, donc un marché qui intéresse tout le monde : nous achetons a l’Union européenne, depuis le lait jusqu’aux voitures les plus chères. Nous sommes un marché intéressant, mais la Roumanie n’est pas entrée seulement comme marché, elle est entrée aussi avec ses citoyens, et tous les pays occidentaux nous disaient d’intégrer la minorité tsigane. Maintenant, la libre circulation en Europe leur a amené les Tsiganes à eux aussi. Il est clair que le Gouvernement roumain a des devoirs, […] mais le territoire sur lequel les Tsiganes nomades s’établissent a les mêmes devoirs. »

Traian Basescu a souligné aussi que la responsabilité appartient surtout aux individus, et non aux gouvernements. […] « C’est une question culturelle. Les parents ont l’obligation de créer les conditions pour qu’un enfant apprenne, ils doivent l’envoyer à l’école, et non mendier. Donc, les gouvernements doivent fournir un cadre, mais la responsabilité principale revient aux familles. […] Un policier ne peut pas venir pour amener chaque enfant à l’école. »

Traian Basescu a ajouté que, dans la période où il était maire de Bucarest, ceux qui travaillaient le mieux à la réfection des bâtiments étaient des Tsiganes Gabor, et a mentionné que c’étaient ceux qui avaient le plus le souci de la qualité.
[source : Agerpres]

[Roumanie.com]

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